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Reconversion2026-06-24 · 6 min de lecture · KLE Formations

Reconversion en cybersécurité : 5 parcours qui prouvent que c'est possible

Personne en reconversion professionnelle travaillant dans la cybersécurité

On imagine souvent l'expert en cybersécurité comme un informaticien de toujours, biberonné au code. La réalité est bien plus ouverte : le secteur recrute des profils venus d'horizons étonnants. La preuve par cinq parcours réels.

Un secteur qui aime les profils atypiques

Les chiffres le confirment : 64 % des professionnels de la cybersécurité estiment leur secteur ouvert aux personnes en reconversion, selon l'Observatoire des métiers de la cybersécurité et l'ANSSI. Mieux : pour plus de la moitié d'entre eux, la cyber n'est pas leur expertise d'origine — et 12 % viennent même d'un tout autre univers professionnel. Avec une hausse de 49 % des offres d'emploi entre 2019 et 2024, la place ne manque pas. Voici cinq trajectoires qui donnent envie de se lancer.

1. Du piano de cuisine au cockpit cyber

Douze ans derrière les fourneaux en tant que chef cuisinier, et aujourd'hui tech lead en cybersécurité chez l'éditeur Mailinblack : c'est le parcours d'Éric Arnaud, rapporté par le Journal du Net. Son secret n'a rien de technique au départ — il tient surtout à deux qualités que les formateurs du secteur citent en boucle : l'humilité (accepter de repartir de zéro) et la rigueur. Deux réflexes qu'on acquiert aussi… en cuisine.

2. Du droit humanitaire à la sécurité des infrastructures

Eva Nassery, 34 ans, a démarré avec un master en droit international humanitaire, puis une carrière dans l'humanitaire — notamment en Afghanistan, au sein d'une ONG. Comme elle le raconte sur Rebondir, elle y a touché à la sécurité, physique comme informatique. En 2022, elle rejoint l'organisme Simplon pour préparer un titre professionnel d'administratrice d'infrastructures sécurisées : trois mois intensifs pour confirmer son appétence, puis une alternance jusqu'en 2024. La voilà désormais experte et intégratrice en cybersécurité. Son atout ? Des compétences transférables insoupçonnées — la dimension juridique de la cyber, et le sang-froid du terrain.

3. Des télécoms à Airbus, grâce à la POEI

Pour Gwenaël-Ceylian Lacour, le déclic est venu d'un incident très concret : la base de données d'un serveur de jeu qu'il gérait s'est fait pirater (témoignage relayé par le Blog du Modérateur). Après deux ans dans les télécommunications, il suit une formation « Intégrateur cybersécurité » et décroche un poste de spécialiste sécurité IT chez Airbus CyberSecurity — le tout financé via une POEI (Préparation Opérationnelle à l'Emploi). La démonstration qu'on peut viser un grand groupe sans avancer un euro.

4. « Un marathon, pas un sprint »

Hakim Banaha, lui, partait d'un BTS d'administrateur systèmes et réseaux. Pour accéder aux postes de chef de projet en cybersécurité, il s'est formé pendant près de deux ans (formation « Responsable de projet cybersécurité et SI » chez OpenClassrooms), avant de décrocher un stage qui a débouché sur un emploi. Aujourd'hui consultant senior dans un cabinet spécialisé, missionné chez un grand groupe bancaire, il résume l'état d'esprit à avoir : se préparer à courir un marathon plutôt qu'un sprint. Une formation exigeante, mais des débouchés au bout.

5. Quand l'archéologie mène à la cyber

Dernier exemple, ou plutôt deux, cités par un responsable pédagogique dans le Journal du Net : Karis, titulaire d'un master en archéologie, aujourd'hui pleinement insérée dans la cybersécurité après une alternance ; et Pierre-Étienne, ex-ingénieur supervisant une chaîne de production, désormais spécialiste de la mise en conformité ISO 27001. Preuve que presque aucun parcours n'est un cul-de-sac.

Ce que ces réussites ont en commun

Au-delà de la diversité, on retrouve les mêmes ingrédients :

  • Des compétences transférables : gestion du stress, rigueur, sens du client, analyse de risque, fibre juridique… La cyber valorise bien plus que la technique pure.
  • Une formation pratique et reconnue : les parcours qui marchent débouchent sur une certification reconnue (souvent un titre RNCP) et font la part belle à la mise en situation.
  • De la curiosité et de la persévérance : tous le disent, il faut accepter de réapprendre, et tenir dans la durée.
  • Un financement adapté : POEI, CPF, alternance ou Transitions Pro ont permis à ces personnes de se former sans se ruiner.

Soyons honnêtes, toutefois : une reconversion ne se fait pas en un claquement de doigts. Le marché valorise les profils opérationnels, et l'expérience compte. D'où l'importance de choisir une formation sérieuse, reconnue et tournée vers la pratique — pas un simple certificat de plus.

Et vous ?

Si ces histoires vous parlent, c'est peut-être le signe. Chez KLE Formations, notre parcours de reconversion en cybersécurité est bâti exactement sur ces ingrédients : 70 % de pratique, préparation à un titre RNCP de niveau 7, et un accompagnement jusqu'à l'emploi — y compris sur le montage de votre financement (POEI, CPF, France Travail, Transitions Pro).

Éric, Eva, Gwenaël ou Hakim sont partis de bien plus loin que vous ne le pensez. Le prochain parcours inspirant pourrait être le vôtre.


Sources : blog OpenClassrooms (Hakim Banaha) ; Journal du Net (Éric Arnaud, profils CSB.School) ; Rebondir et Simplon (Eva Nassery) ; Blog du Modérateur (Gwenaël-Ceylian Lacour) ; Observatoire des métiers de la cybersécurité × ANSSI (chiffres reconversion et emploi). Parcours individuels relayés à titre d'illustration ; les personnes citées ont été formées par divers organismes.